Mondial 2012 : Réaction de Farid Goudaha
«Sur le terrain, on se soutient, les joueurs sur le banc encouragent ceux qui jouent»
Quel est votre analyse de cette victoire dans le troisième match ?
On venait de perdre deux matchs. Avec le staff et les joueurs, nous nous sommes regardés droit dans les yeux, nous n’avions pas le droit de revenir avec une troisième défaite. C’était une question d’honneur et de fierté. Avant la compétition, nous avions conscience d’affronter une grosse équipe comme le Portugal, ensuite il y avait la Slovaquie, on se disait dit pourquoi. Contre la Lituanie, il nous fallait la victoire. Nous sommes menés deux fois au score. Le deuxième but arrive juste avant la mi-temps. A la pause, le coach nous a demandé de rester tranquilles, nous avions l’emprise sur ce match et la Lituanie jouait uniquement avec nos ballons. On savait qu’on allait revenir et gagner ce match.
Comment fait-on pour rester concentré sur un match de ce type ? Après deux défaites et un deuxième but encaissé, qu’on peut qualifier d’immérité, juste avant la mi-temps, dans le troisième match alors que vous étiez parvenus à égaliser.
Dans ce type de configuration, le plus important est de rester solidaire. Et nous l’avons été, sur le terrain, on se soutient, en dehors également, les joueurs sur le banc encouragent ceux qui jouent. Il faut également savoir rester calme. Nous voyions bien que le chronomètre défilait mais on savait que sur une occasion on pouvait arracher la victoire. C’est ce qui s’est passé. Moustique [Moustapha Otmani] a réussi à nous donner la victoire. Sur ce match, il fallait tout faire pour gagner.
Quel sentiment prédomine après cette victoire ?
Nous ressentons une grosse satisfaction. C’était une rencontre difficile à gagner. Sur l’ensemble de la compétition, personnellement, je pense que si nous avions pu jouer les Slovaques lors du deuxième ou troisième match, nous pouvions réaliser l’exploit. Pour un 1er match, ils défendaient très bien, nous aussi. Ça ne s’est joué à rien. En fait, c’est le deuxième but, 15 secondes après avoir égalisé, qui nous fait mal. Et puis, nous avons terminé la rencontre avec 5 joueurs de champs, il restait 30 secondes de jeu, on avait plus rien à perdre, il fallait prendre des risques pour revenir.
Vous faites partie des nouveaux joueurs de cette sélection, comment vous sentez-vous dans ce groupe ?
J’ai intégré le groupe lors du match face à la Biélorussie. Franchement, je me sens bien, pour moi, ce n’est que du bonheur et une grande fierté. Je souhaite à ceux qui ambitionnent un jour d’intégrer la sélection de ne rien lâcher. On y vit des moments inoubliables.
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