France - Pologne : Réaction de Jonathan Chaulet

Retour avec Jonathan Chaulet sur la victoire Française lors de la première rencontre face à la Pologne hier soir :

 

 

« à chaque match, on progresse, on fait un peu plus »

 

L'équipe de France a semblé souffrir en fin de rencontre. Physiquement, la fin de match était éprouvante ?
Oui, elle a été très dure. Sur les 5 dernières minutes, ils évoluent à 5. Il fallait tenir. On a toujours mené au score mais même avec deux buts, ils sont toujours parvenus à recoller. Ca nous a obligé à fournir de gros efforts pour tenir le résultat final. J'espère que ca ne va pas peser dans les jambes demain. Le coach a fait tourné un maximum, tout le monde a participé et tout le monde a fait le boulot mais les mêmes joueurs ont beaucoup joué. Finalement, nous avons su gérer la fin de match, l'équipe a été calme et sereine même lorsqu'ils ont évolué avec 5 joueurs de champ, contrairement à la Macédoine. Nous avons pris un temps mort au bon moment. C'est clair, chaque match nous permet de progresser.

 

Ca ne s'est pas joué à grand chose, qu'est ce qui vous a permis de faire la différence lors de cette première rencontre ?
Le fait que nous jouons à domicile ! Il n'y a pas le voyage dans les jambes, le public nous a soutenu du début à la fin avec des enfants de la région. Comme je le disais, à chaque match, on progresse, on fait un peu plus. Les matchs qui se terminaient sur un nul, aujourd'hui, on parvient à les remporter. Nous sommes conscients de nos qualités. Ca fait un moment que nous parvenons à rivaliser avec des nations de ce rang mondial. On progresse à grands pas. On ne prend pas la grosse tête, elle est bien accrochée à nos épaules mais on sent que nous progressons. Stéphane Basson a passé la barre des 100 sélections, nous accumulons tous de l'expérience. L'équipe est concentrée, à l'écoute des consignes et ça paie.

 

L'équipe de France réalise une grosse prestation défensive. Vous êtes parvenus à contenir cette équipe Polonaise dans ces temps forts. C'est un motif de satisfaction ?
C'est un gros motif de satisfaction. Nous avons compris que dans un match de futsal, il y a toujours des temps forts et des temps faibles. Désormais, quand le jeu nous contraint à défendre, nous sommes suffisament matures pour tenir même en infériorité numérique. C'est le gros point positif. Auparavant, on parvenait à défendre et à encaisser mais sans pouvoir riposter. Aujourd'hui, nous concrétisons nos actions et nous défendons en bloc. On hésite plus à la mettre en touche si besoin, comme les grosses nations. Je me souviens lorsque nous avons joué contre l'Italie, elle nous bat 12-1 mais même à 8-0, ils n'hésitaient pas à balancer le ballon en touche.

 

A quel match vous attendez-vous demain ?
Ce sera aussi difficile qu'aujourd'hui. Certains joueurs Polonais n'ont pas beaucoup joué aujourd'hui, ils ne sont entrés que sur la fin. Je pense qu'ils participeront plus demain. Nous avons les moyens de l'emporter. On sait qu'ils sont très forts sur les phases arrêtées, à nous d'être méfiants. La Pologne est une équipe joueuse comme nous, il y aura toujours des contres, des espaces. Il faudra avoir la fraicheur physique pour l'emporter encore demain.